Un spécialiste en droit comparé… compare les systèmes judicaires français et américain.
Gérard Collomb :
Nous pensons donc qu’un accord entre les principaux candidats potentiels est nécessaire afin de réaliser un rassemblement qui se fasse pour les primaires autour de l’un d’entre eux. De cette façon, il serait désigné par une forte majorité des votants, ce qui lui confèrerait une légitimité plus forte.
Nous t’assurons, Chère Camarade et Première Secrétaire, de toute notre amitié.”
Le Kremlin-Bicêtre, mai 2011
Chers camarades,
Comme disent les Chinois, il est des coups de massue qui rendent lucides : si la gauche veut remporter l’élection présidentielle de 2012, elle devra aller unie au combat dès le premier tour.
Du rapport Terra Nova:
L’explication passe sans doute par l’absence de toute incarnation politique de cette population dans le discours de gauche. La gauche est ouvriériste : quand elle s’adresse aux travailleurs populaires, elle fait référence à l’ouvrier du XXème siècle. Son imaginaire est celui du travailleur industriel à la chaîne : homme, syndiqué, porteur historiquement de la fierté de la classe ouvrière. Elle ne parle pas de l’ouvrier du tertiaire, qui ne bénéficie plus du collectif de classe à l’usine, et encore moins de l’employé : femme, souvent seule avec un enfant à charge, désyndicalisée et sans identité historique de classe, précarisée le plus souvent (temps partiel subi). (Page 49)
Au niveau national le projet a été adopté à 95,18%. On annonce 74.500 votants sur 150.000 encartés, ce qui représente environ 49,6% des effectifs théoriques du PS.
Mais les chiffres ronds donnés par le national sont toujours bidouillés. Lorsque Solferino annonce pratiquement 50% de votants, on peut être quasiment sûr que la réalité de la participation avoisine à peine les 35%.
Quels enseignements peut-on tirer de ces résultats ?
Ces résultats constituent un écran de fumée. En réalité, le PS est en très mauvais état. Les militants ne se sont pas mobilisés. Comment le pourraient-ils ? On leur demande en effet de voter pour un projet alors qu’ils seront de toute façon dépossédés du choix de leur candidat(e) à cause de primaires ouvertes à tous les sympathisants de gauche (ou qui se prétendent comme tels).
Cette faible participation témoigne de la défiance de la base à l’égard de la direction nationale (les SMS envoyés par le national aux militants n’ont pas eu l’effet escompté). Le projet socialiste ne suscite pas l’enthousiasme et donne l’impression d’avoir été rédigé rapidement entre deux portes par quelques technos et apparatchiks. Les militants savent que ce projet sera de toute façon amendé par le candidat ou la candidate socialiste à l’élection présidentielle.
Ce qui était vrai hier, l’est encore aujourd’hui : les dérives d’un système économique fabriquent de la pauvreté, du non-sens, de l’impasse et ces dérives provoquent des effets qui sont inter-catégoriels et dépassent la seule condition du seul « prolétaire ».
Par conséquent, il convient d’en tirer deux conclusions à ce niveau :
- le vote, et la force protestataire, des sinistrés de l’économie (hier comme aujourd’hui) ne se recrutent pas uniquement au sein de la population ouvrière ou de celle des employés aux conditions de vie et travail identiques à celles d’un prolétariat rêvé,
- se désespérer et déplorer (faussement) de la perte du vote strictement ouvrier, tant en qualité de vote de « classe », qu’en terme de masse de scrutin pouvant faire basculer un résultat, traduit la méconnaissance de l’existence d’autres catégories sociales en souffrance (économique et sociale) susceptibles de voter à Gauche et/ou PS.
Ces deux conclusions, en fait, traduisent deux impasses, et de la pensée Terra Nova, et de celle du Ps voire, plus largement, d’une majorité de la Gauche, impasses qui sont :
à d’une part, l’incapacité d’avoir une vision objective et « discriminante » (pour les identifier) de toutes les victimes du modèle économique mondialisé le plus contemporain,
à d’autre part, l’impuissance intellectuelle, idéologique, culturelle et mentale de proposer un programme porteur d’un modèle économique alternatif au sein de l’économie de marché puisque l’économie collectiviste a échoué si l’on se souvient du désastre soviétique, ce que Lénine, lui-même, avait pressenti en instaurant la NEP.
Ces deux impasses proviennent notamment de l’incapacité d’une bonne partie de la Gauche PS de bien connaître et comprendre l’histoire de France, mais pour cela il faut être patriote et s’en tenir à une Education Nationale transmettant un savoir … .